Dans des allées vides, sombres et sans fin,
Où des rayons cachent cent lettres en chagrin,
Rien n’est plus triste, plus dur, plus douloureux
Que d’entendre les murmures des cœurs malheureux.
Ici des pages jaunies par les années
Portent adieux et pardons abandonnés.
Sous le poids du temps elles tremblent encore,
Gardant la peine, l’amertume et la mort.
Refrain
Dans les allées vides errent seules les ombres,
Poussière de messages désespérés sombres.
Ici la nuit demeure, le jour s’est perdu,
Une cage étouffante où les adieux sont vus.
De la douleur, des pertes et des chaînes,
Je chante et j’ouvre la porte de la peine.
Strophe 2
J’entends les chuchotements de lignes poussiéreuses,
Où respire encore une espérance brumeuse.
Chaque syllabe est froide, dure et sans pitié,
Déchirant l’âme de ses vieux habits usés.
Sur les étagères dorment les aveux d’hier,
Des mots d’amour devenus de la misère.
Ceux qui les ont dits ne sont plus aujourd’hui,
Et le chemin du monde est amer et maudit.
Refrain
Le plafond murmure ses secrets dans la nuit,
J’absorbe la douleur d’un autre aujourd’hui.
Ce cri d’âme résonne au cœur de ma chanson,
Née du grand éloignement, de la séparation.
Des larmes étra-ngères, du vide et du néant,
Je tisse un chant triste, lentement.